Collège

(collège) Mes ressources pour travailler

De retour pour un nouvel article pour le collège. Étant donné que j’ai commencé à préparer mes progressions annuelles, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de lister toutes les ressources que j’utilise lorsque je prépare mes chapitres, mes cours ou quand je cherche l’inspiration!

Je vais organiser mon article en plusieurs parties afin que vous puissiez mieux vous y retrouver. Je pense adresser en partie cet article aux collègues qui débutent mais, au fond, chacun pourra y trouver son bonheur.

1. LES MANUELS

Vos premiers amis lorsque vous commencez dans le métier et que vous cherchez de l’inspiration, ce sont les manuels. Vivant près de Paris à l’époque, j’étais allée à Gibert Jeune et j’avais acheté une valise de manuel (oui oui !) afin de préparer l’oral sur dossier. Ainsi, quand j’ai commencé à enseigner, j’avais déjà une vingtaine de manuels sur lesquels m’appuyer et je dois avouer que cela m’a permis de travailler rapidement et surtout de manière autonome.

1.1 MES BANQUES DE TEXTES

Voici quelques titres que je vous recommande chaudement :

Terres des lettres, édition Nathan : La progression grammaticale est top et permet vraiment de commencer sans trop s’en faire. Les exercices sont nombreux et pertinents. La plupart du temps, je me sers du Terre des lettres comme banque d’exercices en langue !

De plus, les textes et les chapitres proposés sont toujours très intéressants. J’y ai vraiment trouvé mon bonheur. Il y a un certaine exigence dans la longueur des textes proposés que j’apprécie beaucoup !

Fleur d’encre chez Hachette : J’avais découvert le Fleur d’encre vert qui était utilisé dans mon établissement précédent. La partie langue ne me plaisait pas beaucoup mais j’avais trouvé le choix des textes et les dossiers proposés (notamment sur la religion et les Métamorphoses) très intéressants. Ce manuel fait partie de ceux qui restent toujours près de moi quand je travaille et que je suis à la recherche d’un texte.

Avec la réforme du collège, Fleur d’encre a fait un effort sur la présentation des leçons de langue. Elles sont un peu moins indigestes. Toutefois, je ne m’en sers pas.

Je feuillette aussi beaucoup le Colibris 5ème d’Hatier, ou encore L’envol des lettres chez Belin qui est notre manuel au collège.

Toutefois je ne l’utilise jamais en classe. Je suis plutôt adepte des photocopies et des documents que je mets à ma sauce.

1.2 MES BANQUES D’EXERCICES OU D’IDÉES

Étude de la langue, 5ème, collection épithète, Bordas : Ici encore, les leçons sont très bien faites et les exercices sont pertinents !

Nouvelle grammaire du collège, Magnard : Lui, c’est mon bébé, mon tout petit, mon ÉNORME banque d’exercices. Magnard a proposé une nouvelle édition depuis mais j’avoue être amoureuse de la précédente qui est une Mine d’exercices et même lorsque l’on prépare le concours ! En terme d’exercices de remise à niveau en grammaire, c’est parfait !

Le grévisse du collège, Magnard : Les leçons de langue sont très bien faites et, lorsque l’on manque d’idées pour structurer un cours de langue, ça peut être pas mal. J’envisageais même, pendant une période, de le faire acheter aux élèves.

1.3. UNE RESSOURCE UNIVERSITAIRE INDISPENSABLE

Le grévisse de l’enseignant, Grévisse : Ouvrage parfait pour préparer à fond une leçon de langue à travailler avec les élèves. Je m’en sers assez régulièrement.

La grammaire méthodique du français de Riegel, Pellat, Rioul peut tout à fait faire l’affaire si vous l’avez acheté pour le concours !

1.4. D’AUTRES RESSOURCES ?

En lecture :

11 stratégies pour apprendre à comprendre des textes narratifs, Hatier : Je m’en suis servie un peu avec mes élèves cette année et j’aime beaucoup cet ouvrage. Si je prends vraiment le temps de le regarder dans le détail, je vous ferai un article dessus ! C’est une méthode clé en main que vous pouvez appliquer en classe !

Organisation de classe

Travailler en îlot bonifiés de Marie Rivoire : C’est une vraie mine d’or si vous envisagez de travailler en îlots bonifiés. Cela m’a permis de mettre enfin les choses à plat et de me demander ce que je voulais exactement ! Je vous le conseille vivement !

Apprendre autrement avec la pédagogie positive, Audrey Akoun et Isabelle Pailleau : Pour moi, c’est une lecture qui devrait être obligatoire pour entrer dans le métier. Elle permet de se poser les bonnes questions sur nos pratiques en classe et voir comment nous pouvons les améliorer.

La coopération entre élèves, Sylvain Connac, réseaux canopé : Une petite lecture faite il y a peu de temps et que j’ai trouvée très intéressante. J’avais commencé à vous faire un compte rendu de lecture ici : ici

Dernière lecture en date qui était très intéressante : Enseigner en classe flexible chez Retz. Je m’intéresse un peu à la classe flexible et j’essaie de piocher des éléments qui pourraient me servir en classe.

2. LES SITES

Expositions virtuelles BNF : Je m’en suis notamment servie sur le conte de fée, le héros ou encore les chevaliers de la table ronde ! C’est une superbe ressource pour faire de la recherche documentaire aux élèves !

CCDMD : Sites avec des exercices très intéressants !

Ortholud : Idem, belles banques d’exercices que vous pouvez conseiller à vos élèves.

Butaconnection : site autour d’Hayao Miyazaki.

Les clés de médias : qui peut être très utile pour une classe de 4ème !

Padlet autour de l’image : Beaucoup de ressources intéressantes.

Pixabay : Banque d’images libres de droit.

Vecteezy : Banques d’images vectorielles libres de droit.

Youtube : Pour trouver certaines vidéos utiles.

Wikisource : Banque de textes intéressante pour vous permettre de le mettre en page comme on veut.

Littérature audio : Banque de textes audio.

Dys-positif : Un site sur les élèves dys.

Les sites des académies qui proposent parfois des ressources intéressantes !

3. DES BLOGS DE PROFS

Dans le secondaire :

La bande à Baudelaire : Mine d’idées ! Je vous conseille particulièrement son blog qui fourmille d’idées !

La légèreté des lettres : Ici aussi c’est une mine d’idées bienveillantes, d’aide à l’organisation de la classe. Ce blog m’a vraiment permis d’oser la classe en îlots !

Dans la primaire :

Depuis trois ans, j’ai en classe un élève qui ne sait pas lire et j’ai été obligée de me diriger vers des sites du primaire. Ces blogs/sites m’ont aussi servi pour mes classes car ils m’ont inspirée !

Bout de gomme : Autour des sons notamment pour des lecteurs débutants

Charivari : Vous y trouverez notamment des ceintures d’orthographe

Le chat noir : Avec une bonne méthode de lecture

Zaubette

Dix mois : Autour des stratégies de lecture

Instagram demeure, bien entendu, une véritable mine d’or en terme d’idées ! N’hésitez pas à vous balader dessus !


Et voilà, cet article est fini ! J’espère n’avoir rien oublié et que cela a pu vous aider ! Je pense rééditer l’article au fur et à mesure de mes découvertes.

Collège

(Collège) Mes progressions annuelles

Nous arrivons sur la toute fin de l’année et c’est, en règle générale, la période lors de laquelle je commence à réfléchir sérieusement à mes progressions annuelles. J’aime bien commencé à la toute fin de l’année scolaire car je suis encore dans le bain, motivée et surtout, en éternelle stressée et organisée, j’aime avoir une vision à long terme.

Image provenant du site Pixabay.com

Trois niveaux ?

L’année prochaine, j’aurai une sixième (dont je serai professeure principale), deux cinquièmes et une quatrième. Au passage, cela ne me gêne nullement d’être sur trois niveaux. Je m’y plais parfaitement et je n’ai pas la sensation de passer ma vie à me répéter. Pour être honnête, je pense passer sur les quatre niveaux par la suite. Le tout, c’est de faire la transition en douceur. J’ai commencé par des 6e et 5e puis je suis passée au 4ème ce qui m’a permis de préparer mes progressions au fur et à mesure.

Est-ce que je touche à mes progressions annuelles chaque année ?

Je retouche à mes progressions chaque année. Parce que je vois ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et j’ajuste. Autre chose : si je sais que la future cohorte aura un niveau un peu faiblard, j’ajuste aussi. C’est l’avantage d’être dans le même établissement.

Dernier point, j’ajuste aussi parce que certaines oeuvres finissent par m’ennuyer un peu à la longue. C’est la raison pour laquelle cette année j’ai délaissé Le Monde Perdu de Sir Arthur Conan Doyle et que je me suis dirigée vers Bilbo Le Hobbit qui est certes plus long mais pas nécessairement plus difficile.

Comment est-ce que j’organise la partie langue ?

J’ai pris le parti depuis ma deuxième année de séparer systématiquement la langue des textes. Pendant des années, on a incité les professeurs de français à intégrer la langue dans les textes, c’est-à-dire de faire un point de langue précis au détour d’une analyse de texte. J’ai vécu cela en tant qu’élève et je n’y trouvais pas mon bonheur. J’ai suivi bêtement ce que l’on me demandait pendant mon année de stage, mais une fois celle-ci finie, j’ai fait les choses à ma sauce.

L’inspectrice qui est venue cette année et l’inspecteur venu il y a trois ans m’ont tout deux fait la même remarque : vous êtes parmi la tranche haute en langue. En clair : je fais beaucoup de langue. Entre chaque texte, j’intercale un point de langue que ce soit de la conjugaison, du vocabulaire, de la grammaire. Les élèves y trouvent leur compte puisqu’ils savent, quand on commence une nouvelle séance, si nous sommes sur de la langue ou de la littérature. Pour autant, dans le cahier de mes élèves, tout est ensemble. Je vous donne un exemple .

Chapitre sur le fantastique avec les 4èmes :

Séance 1 : Littérature
Séance 2 : les emplois du passé simple et de l’imparfait
Séance 3 : Littérature
Séance 4 : La modalisation

Cela ne veut donc pas dire que la langue n’est pas du tout liée aux textes, mais je distingue bien les éléments afin de ne pas choisir des textes prétextes qui, pour moi, ne permettent pas forcément à mes élèves d’y voir plus clair.

Bien entendu, quand j’attaque les fonctions par exemple, pas le choix, la langue est complètement décrochée de la littérature mais tant pis. Vouloir forcément faire rentrer la langue dans une petite case qui coïnciderait pile poil avec le texte ne me semble pas une bonne idée.

Au passage, la réforme des collèges de 2016 nous autorise de nouveau à faire comme bon nous semble…même s’ils nous incitent fortement à décrocher les textes de la langue depuis le BO du 26 avril 2018.

Voici quelques citations du Bulletin Officiel du 26 avril 2018

« La leçon de grammaire ou de vocabulaire ne peut se résumer, en particulier au collège, à une série d’observations et d’activités ponctuelles à l’occasion de l’étude d’un texte. Aborder les notions grammaticales ou acquérir du vocabulaire au détour d’une activité plus globale de lecture ou d’écriture tend à faire croire que ces notions sont subsidiaires alors même qu’elles sont fondamentales pour écrire comme pour lire, comprendre et interpréter un texte. À tous les niveaux de la scolarité obligatoire, l’enseignement de la langue est donc mené systématiquement, et la leçon de grammaire et de vocabulaire (découverte d’une notion grammaticale ou d’un mot, de son sens, de son étymologie comme de son histoire et leur appropriation par l’élève) doit être pratiquée conformément aux programmes, qui affirment la place importante des séances qui leur sont consacrées. (…) »

« Comme tout apprentissage, celui de la grammaire et du vocabulaire nécessite non seulement observation et réflexion, mais aussi régularité et répétition. L’enseignant veille donc à inscrire ces leçons dédiées à la langue dans l’organisation quotidienne de son enseignement et à les annoncer comme telles aux élèves.« 

Vous pouvez le télécharger ici :

A quoi ressemblent mes progressions annuelles ?

Tout d’abord, j’ai commencé par choisir un fil rouge annuel pour chacun de mes niveaux.

6ème : Lire pour réfléchir et pour apprendre
5ème : Rencontrer l’autre sur le chemin de soi-même
4ème : La représentation du monde

A partir de ces fils rouges, je peux construire ma progression annuelle : d’abord celle de littérature et ensuite celle de langue puisque je décroche la langue.

J’indique avant même mes chapitres quels seront les éléments travaillés en dehors des chapitres comme ma phrase du jour, les carnets d’écrivain etc.

Ensuite, je m’occupe de mes chapitres et j’essaie, quand c’est possible, d’alterner oeuvre intégrale et groupement de textes. Voici un exemple avec mon chapitre sur Bilbo Le Hobbit de Tolkien.

Bien entendu, j’ai une problématique, j’indique les thèmes du programme et le projet d’apprentissage (chose qui nous a été demandée en formation)

A l’heure actuelle, mes progressions annuelles ont tendance à bouger encore un peu, j’ajoute et je retire des éléments un peu tous les jours. Voici aussi un bout de ma progression annuelle en langue, ici pour le niveau 5ème.

Vous remarquez que je découpe mon année en plusieurs périodes. Cela me permet aussi de me repérer un petit peu. Je ne mets pas forcément un point de langue dans un chapitre précis au tout début. Je cherche avant tout une cohérence.

Ici, elle est assez simple : Je commence par les classes grammaticales variables et invariables avant d’attaquer peu à peu la phrase complexe puis les fonctions.

Il s’agit de ma progression annuelle de l’année dernière, elle risque donc de bouger un petit peu. Vous remarquerez, au passage, qu’il n’y a pas de conjugaison, ce qui est normal puisque j’ai mis en place les ceintures de conjugaison.

Un manuel très bien pouvant vous permettre d’avoir une progression annuelle presque toute faite et cohérente est le Terre des Lettres chez Nathan. Il est très bien fait et peut vous être d’une grande aide, surtout quand on débute ou qu’on a du mal à organiser ses idées.

Je vous laisse avec ma progression de 5ème qui est quasiment terminée. J’insiste bien sur le quasiment. Certains éléments vont bouger, il reste peut-être quelques coquilles car je n’ai pas non plus fait une relecture de folie. C’est avant tout un document de travail qui me permet de réfléchir par écrit.

Progression 5ème 2020-2021 :

Je ne sais pas si cet article vous a été utile, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Bien entendu, je n’ai pas la science infuse (loin de là… !!) mais je me dis que si ça peut aider certains d’entre vous, tant mieux !

Collège

(collège) Bilan de l’année scolaire 2019-2020

La fin de l’année arrive à grand pas et je me suis dit, qu’encore une fois, il serait intéressant de faire un bilan de cette année. Vous retrouverez les bilans plus anciens en cliquant par ici :


Bilan 2018-2019
Bilan période 1 année 2019
Bilan période 2 année 2019
Premier bilan continuité pédagogique

Je vais essayer de revenir point par point sur les éléments que j’ai essayés de mettre en place avec les réussites et aussi les échecs.

CLASSE EN îLOTS

Je crois que j’ai enfin trouvé la manière d’enseigner qui me convient parfaitement. Encore une fois, je n’ai pas eu plus de bruit que d’habitude en classe, les élèves ont très bien compris le concept de bonus et de malus et nous avons vraiment pu travailler tous ensemble. Pour mes classes qui fonctionnaient bien et pour lesquels je n’avais pas trop de problèmes de comportement (indépendamment des îlots pour le coup…) j’ai proposé une petite feuille sur laquelle ils notaient le nom de la personne avec laquelle il voulait être. Si j’estimais que le binôme était bénéfique, j’acceptais. Cela a apaisé beaucoup de choses. C’est aussi là que je me suis rendue compte que certains étaient un peu esseulés ou alors n’en avaient que faire d’être placé à côté d’un tel ou d’un tel.

Je reprendrai le principe des îlots l’année prochaine. Pour avoir dû remettre ma classe en autobus une ou deux fois dans l’année, je me suis vraiment rendue compte que je ne m’y sentais pas bien.

CEINTURE DE CONJUGAISON

Je n’ai pas pu aller au bout de mon idée cette année. Je la reconduis donc d’office l’année prochaine pour des niveaux 5ème et 4ème. En 6ème, le principe des ceintures est un peu rapide je trouve… ou alors il faudrait que j’envisage des contrôles moins réguliers. Bref, j’y réfléchis et vous tiens au courant.

Même si je n’ai pas pu aller au bout des choses, je peux vous dire que ça a plu aux élèves. Certains ont repris confiance en eux et ont pu voir leur progression.

ATELIERS AU FOND DE LA CLASSE

Difficile à mettre en place en fin d’année puisque le collège s’est arrêté physiquement pour moi le 13 Mars. Je n’ai pas pu revenir et donc, je n’ai pas pu insister sur les ateliers au fond de ma classe. C’est un des points auquel je vais vraiment réfléchir pendant les grandes vacances.

CARNET D’ÉCRIVAIN

Je persiste et signe pour une troisième année consécutive. Le carnet d’écrivain proposé par http://la-legerete-des-lettres.over-blog.com/ est une Excellente idée qui plait aux élèves et leur permet d’écrire un petit texte une fois par semaine. Je n’ai jamais fait autant d’écrit en classe et j’en suis plus que satisfaite.

CLASSE MÉDIA

C’est le gros point noir de mon année. Le confinement et l’école à distance ne m’ont pas permis de remettre en place la classe média avec les 4èmes. Par ailleurs, et j’ai senti le problème assez rapidement, j’ai voulu m’éparpiller avec différents médias et c’était une bien mauvaise idée. Je reprendrai l’année prochaine mais en dehors de tout dispositif et je tâcherai de m’axer sur un seul média. Je vous tiendrai sans doute au courant de mes réflexions sur le sujet.

L’ENSEIGNEMENT À DISTANCE

Malgré la perte de six à huit élèves par classe et les bugs de l’ENT, je dois dire que l’enseignement à distance s’est bien passé de mon côté. Attention, cela ne veut pas dire que cela me plait. Pour moi, un enseignant doit être devant ses élèves pour les accompagner au mieux. J’ai néanmoins trouvé des solutions pour suivre mes élèves au plus près : Les cours étaient enregistrés en PODCAST, je demandais deux rendus très courts par semaine (un bilan de 5 lignes par exemple, des quizz etc) et je commentais chacun des devoirs rendus en encourageant les élèves à continuer, j’ai appelé les parents de la classe dont je suis PP et pour lesquels je n’avais plus de nouvelles…

Bref, c’était certes un peu bancal par moment, pour autant, j’estime avoir proposé quelque chose qui tenait la route avec tous les aléas que cela impliquait.

Maintenant, on va être honnête : je rêve de retrouver physiquement les élèves. Je rêve de rentrer dans ma salle de classe et de faire cours avec eux comme avant. Ce sera sans doute le cas pour la rentrée de septembre. Mais j’avoue que cela me fait bizarre de savoir mes collègues en salle et moi, chez moi, devant mon ordinateur à attendre des rendus d’élèves qui, pour beaucoup, sont de retour en classe. Les joies d’avoir une pathologie considérée comme étant à risques…

EN CONCLUSION

Vivement la rentrée prochaine que j’espère un peu plus calme. J’aimerais pouvoir approfondir les dispositifs que j’ai commencés à mettre en place. J’aimerais voir sur une année complète ce qui fonctionne et/ou mériterait d’être amélioré. Entre mon inspection en décembre, les grèves et le confinement en Mars, c’était une bien drôle d’année je l’avoue. Cela n’a pas entaché ma motivation et mon envie de proposer des contenus nouveaux et motivants à mes élèves.

On risque donc de se retrouver un peu tout l’été avec des articles sur le collège ou alors des propositions de lecture !

Je vous souhaite à tous et toutes bon courage pour ces quelques jours qui restent et qui s’annoncent sportifs.

Chroniques - livres

Chronique – Dans la combi de Thomas Pesquet, Marion Montaigne

De retour avec un roman graphique que je ne pensais pas lire un jour ! Depuis que j’ai acheté La Boîte à musique de Gije ou encore A la vie ! de L’Homme Étoilé, je me laisse davantage tenter par des romans graphiques !

Résumé : Le 2 juin 2017, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. La réalisation d’un rêve d’enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour? Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour ? sa marque de fabrique ? le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu’à sa mission dans l’ISS et son retour sur Terre.

Mon avis : Comme beaucoup de monde je pense, j’ai suivi un peu Thomas Pesquet sur son compte Instagram avec les photos incroyables qu’il y postait. Mais je regardais ça d’assez loin sans trop m’en soucier. Et pourtant, il faut avouer que cet homme a vécu une aventure incroyable. La raison de l’achat de ce livre est assez drôle : il traînait devant une caisse à Cultura, sans doute abandonné par quelqu’un qui avait changé d’avis. En le voyant, je me suis dit : Et pourquoi pas ?

Et franchement, grand bien m’en a fait. C’était une lecture vraiment passionnante. Le livre m’a à peine tenu deux jours tant j’étais intéressée par cette aventure exceptionnelle ! Nous suivons Thomas Pesquet tout au long de sa formation jusqu’à ce qu’un jour, on l’appelle enfin pour sa première mission dans l’espace. Il y a de nombreuses choses que l’on ne soupçonne même pas ou que l’on ne connaît que vaguement.

Ce roman graphique se veut humoristique (et il l’est !) mais pour autant, il y a des éléments bien sérieux qui y sont abordés comme le jeu politique autour de l’espace, l’histoire de la conquête spatiale, les drames qui y sont liés.

Mais tout cela avec beaucoup humour et de dérision. Finalement, ce sujet très sérieux et technique est abordé de manière plus légère ce qui permet de prendre beaucoup de plaisir dans cette lecture. Il est, selon moi, accessible aux adolescents (peut-être pas plus jeunes du fait du langage parfois).

Les dessins m’ont beaucoup plu aussi. Je n’y connais pas grand chose mais j’ai aimé cette « simplicité » du dessin qui laisse une place suffisamment importante au texte pour apprécier ce qui est raconté.

Si vous hésitez encore à vous le procurer, vraiment, procurez-le vous, on y passe un excellent moment de lecture et on y apprend plein de choses. On est diverti…et instruit !

Chroniques - livres

Chronique – Cursed, Thomas Wheeler

De retour aujourd’hui pour vous parler de ma toute dernière lecture en date à savoir Cursed La Rebelle de Thomas Wheeler.

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Résumé : Nimue a échappé au massacre de son village. Sa mère, avant de mourir, l’a chargée d’une mission : remettre l’épée du pouvoir à Merlin, le sorcier redoutable.

Accompagnée d’Arthur, faux chevalier menteur et séducteur, et de la dévouée Morgane, Nimue sent grandir en elle la magie noire et ancestrale de l’épée.

L’arme fait d’elle une combattant féroce, rebelle, et le seul espoir de son peuple : la Sorcière Sand-de-Loup. Mais Nimue n’est qu’à l’aube de son destin.

Mon avis : J’ai découvert ce roman grâce à la sphère Booktube et, comme d’habitude, je n’ai pas été déçue. J’aime beaucoup les réecritures que cela concerne les contes de fée ou encore les légendes. Ici, c’est une réécriture de la légende arthurienne autour d’un personnage que l’on connait bien peu Nimue.

Je ne vous cache pas qu’il m’a pris pas mal de temps à lire. J’y ai bien passé deux semaines, mais il faut avouer que j’avais fait une grosse pause avec les livres papier à cause du confinement. Passer à nouveau de la liseuse au livre papier m’a demandé un temps d’adaptation. Étonnamment (ou non d’ailleurs?) la liseuse me fatigue moins les yeux. Bref, cessons de raconter notre vie et passons à l’avis en lui-même.

J’ai beaucoup aimé la manière dont cette réécriture est menée. Du début à la fin, elle prend le contre-pied de la légende telle que l’on a pu se l’imaginer. Thomas Wheeler nous propose une sorte de « What if » comme on peut en voir parfois dans les séries télévisées américaines. Et ici ce « What if » est le suivant : Et si l’épée avait été mise entre les mains d’une jeune fille ? Alors, bien sûr, je résume vraiment ici car dans les faits il se passe beaucoup de choses. C’est en effet un univers particulièrement riche qui nous est dépeint dans ce roman. Nous y croisons des créatures de différentes espèces et une guerre où des enjeux politiques et religieux s’entremêlent. Le personnage de Nimue est un personnage intéressant qui évolue au fil des pages, au fil des différentes rencontres qu’elle va faire.

Pour autant, et peut-être suis-je la seule, elle ne m’a pas été particulièrement sympathique. Elle m’a un peu fait penser au personnage de Thorin dans Bilbo le Hobbit. Et d’ailleurs, je fais cette comparaison à dessein dans la mesure où l’épée que l’on nomme Excalibur dans la légende arthurienne devient ici « l’épée de pouvoir » ce qui n’est pas sans rappeler l’anneau de pouvoir de Sauron dans Le Seigneur des anneaux ou encore l’Arkenstone qui exerce une si forte attraction sur le personnage de Thorin dans Bilbo le Hobbit.

J’ai trouvé les descriptions bien menées et riches, tout comme l’histoire dont le rythme ne cesse de s’accélérer jusqu’à la scène finale. Scène finale qui, d’ailleurs, me laisse un peu sur ma faim. Je ne sais pas si nous sommes sur un One shot ou si une suite est attendue. De mon côté, j’aimerais bien une suite. J’ai eu l’étrange sensation qu’il me manquait un bout.

Après, cette étrange sensation disparaîtra peut-être avec la série Netflix qui sort dans quelques jours. La série creusera peut-être un peu plus cette fin et nous donnera des informations sur les personnages. J’ai toujours eu un peu de mal avec les fins trop ouvertes et là, elle l’est carrément.

Je vous laisse la vidéo de la bande annonce au passage :

Au passage, j’enfile de nouveau ma casquette de prof de français : Ce roman n’est pas à mettre dans les mains des jeunes adolescents. Il y a beaucoup de morts violentes, de la torture et là, clairement, les jeunes adolescents ne sont pas le public visé.

Et vous, vous l’avez lu et apprécié ?